Tel que je suis, là, à cet instant H du système spatio temporel nommé Réalité, je donne pas bonne figure. regardez, approchez vous un peu plus près. Au premier abord, on ne remarque rien de suspect. Deux jambes, deux bras, un tronc, des fesses, des muscles, des tendons et un petit peu de peau pour emballer tout ça. Il n'est pas bien gros le bougre; ni très grand.Moyen, quoi. Physique... Il a un visage fin en forme de triangle isocèle inversé avec un front haut et des mâchoires assez carrées. Il a des jolis yeux, avec de longs cils, d'une couleur "marron-vert'. Enfin c'est ce qu'il y a marqué sur son passeport.
On remarque tout de suite quelques détails: comme sa coiffure assez originale, on encore une acné juvénile sur son cou. Il porte une chemise rayée noire, et un jean tout ce qu'il y a de plus basique, mis a part qu'il est un peu trop large pour lui. A cet instant T du système R, l'objet ne fait rien de spécial, en apparence tout du moins. Il est assis sur une chaise faite en bois et en paille, devant une table en bois brun elle aussi, carrelée avec des carreaux blancs. Sur lesdits carreaux reposent respectivement a) un pot de nutella b) une petite cuillière c), d) et e) trois biscottes recouvertes de nutella. L'objet en lui même tiens dans sa main droite f), une autre tartine tartinée de a) grâce à b). L'objet semble porter une attention importante au phénomène météorologique formée par la condensation des nuages, au travers de la paroi de silice transparent qui assure l'isolation de la pièce.
A première vu, le sujet, à l'instant T du système R, ne fait rien. Or, c'est faux. Car après cette première vu, intéressons nous maintenant à la partie supérieure de son anatomie, à savoir ses bras, et son visage. En effet, notons entre T1 et T un léger changement de position du bras droit du sujet, qui peut être caractérisée par une suite de point qui combiné peut être appelé trajet. Ce trajet t est caractérisé par une courbe ascendante de l'appendice mobile appelé main, situé au bout du bras, soudé à celui grâce à l'articulation cartilagineuse du poignet. On peut ainsi déduire la vitesse V de ce mouvement ascendant, pour se rendre compte qu'elle a pour fonction d'amener petit f), précédemment défini, jusqu'à l'orifice bucal du sujet. Ainsi nous pouvons supposer que notre sujet se nourrit.
Or, nous pouvons aussi remarquer que les yeux du sujet ne sont pas dirigé vers la nourriture ingérée mais bel et bien vers le phénomène météorologique précité. En nous concentrant bien, nous nous apercevons même d'une légère fixité de ce regard. Ainsi donc, on peut dire sans hésitation aucune que le sujet ne prête pas attention au pauvre f). Cet action n'est donc qu'un mouvement purement réflèxe. Mais alors, qu'y a-t-il de si passionnant à l'extérieur des quatres murs définissant l'espace C et percé par F, paroi de silice transparent ? Après vérification, aucun évènement notable ne s'était déroulé à cette période, on peut supposer que le sujet n'est pas non plus intéressé par l'extérieur. Mais pourtant, ses activités cérébrales semblent enclenchées, comme on le vois par la dilatation de la pupille et par cet enchainement d'expression sur son visage.
On peut donc supposer que le sujet réfléchit et intériorise les informations. Mais pourquoi ? Quels ont été les évènements qui ont mené à cet état ? On peut très facilement retracé tout ça. Peu avant l'instant T; le sujet recevait un sms d'annulation d'un rendez-vous entres amis. Encore un peu avant, le sujet est sorti d'une soirée en n'ayant pas fait son quota d'heure de sommeil rogatoire, et est donc dans un état psycho-émotionno-philosophique instable. Ajoutez à cela certains évènements troublants pour notre sujet dans le cadre de cette soirée, on a la trame parfaite d'une méditation introspective. Donc notre sujet réfléchis à lui-même.. Mais que se dit-il ?
Malheureusement, malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas parvenu à émettre la moindre hypothèse encourageante. Cependant quelques hypothèses ont été privilégiées.
Peut être notre sujet se remet en question par rapport à sa place dans la hiérarchie familiale, suite à des conflits internes.
Peut être notre sujet souffre-t-il d'une forme de manque dû au départ pour un temps T de sa principale confidente et amie/
Peut-être que notre sujet s'interroge sur la solitude et sur l'utilité de la souffrance
Peut-être encore notre sujet essaye-t-il seulement de lutter contre la fatigue.
Toujours est-il que notre sujet va bientôt reprendre le cours de sa vie.
Il lui reste de multiples situations à exploiter... J-4.
I -1. M-3

